Au pays de Léopold Bellas

Pays de contrastes et de légendes, St Georges d'Orques n'offre, à première vue, pas d'attrait particulier.

A première vue seulement car en grattant bien, comme l'ont fait il y a des siècles les paysans avec la terre aride de leur sol pour planter des vignes, se dévoile un passé extrêmement riche.

D'abord le nom, Orques, qui viendrait de orcas, ces grands vases en terre cuite datant de l'époque gallo-romaine et qui ont été retrouvés près du village. Au XIIème siècle le nom de St Georges est déjà cité, ce n'est que plus tard, après avoir annexé le hameau d'Orques que le village portera son nom définitif, St Georges d'Orques.

Il est vraisemblable que le nom d'orques vienne d'un mot fréquemment utilisé dans les registres cadastraux rudimentaires de l'époque (1600 environ), registres qui servaient aussi à répartir entre les membres de la communautés le montant de l'impôt. Ces sommes auraient pu être collectées dans des orcas (voir plus haut) d'où leurs noms d'orques.

Quand à St Georges et à son blason il vient du nom d'un chrétien qui d'après une légende aurait terrassé un dragon qui voulait tuer la fille d'un roi en Lybie.


St Georges d'Orques et la vigne


Les vins des Saint Georges rentrent dans l’histoire, avec la venue en 1787, de Thomas Jefferson, alors ambassadeur des États-Unis en France. Lors de ce périple régional, au cours duquel il lie gastronomie, recherche scientifique et pratique, il apprécie le cru Saint Georges. Après son élection à la présidence des États-Unis d’Amérique, il le fit servir à sa table. Il alla même jusqu'à exempter les droits de douane pour les vins de St Georges pour la prohibition qui sévissait contre les vins français.

Les vignerons n'avaient pas attendu Thomas Jefferson pour livrer leur produit puisque déjà à cette époque les vins de St Georges rayonnaient sur les tables de Russie, d'Angleterre ou des Pays Bas.

On sait maintenant que la qualité des vins du village provenait de l'acidité du sol riche en oxyde de fer leur permettant de supporter les longs voyages sur des routes chaotiques ainsi que sur les bateaux.

Mais déjà en ce temps là la jalousie et le profit faisaient rage, les vins des villages voisins furent achetés deux fois moins chers et vendus comme vin de St Georges. Il a fallu que les consuls (vers 1730) estampillent les tonneaux pour remettre de l'ordre.

Avec l'arrivée du phylloxéra (1870) les plants qui produisaient l'excellent vin de St Georges ont disparu. Les propriétaires se sont alors souciés de reconstituer leur vignoble et repartent avec des plants américains. Leur énergie et leur courage seront couronnés de succès.
Saint Georges d’Orques, est alors, la commune la plus avancée du département, en ce genre de plantations.
Au vu des bons résultats obtenus, de nombreux propriétaires de la région, viennent visiter, au moment des vendanges, les vignes de la commune. Ils repartent convaincus que les plants américains peuvent, en peu d’années, permettre un renouvellement satisfaisant du vignoble.
En faisant face à tous les obstacles et à toutes les déceptions, les vignerons Saint Georgiens ont par leur persévérance relevé et sauvé un cru de renom.


Léopold Bellas


Et le tambourin dans tout ça ?

La place de la mairie sera le terrain des premiers échanges du jeu de balle au tambourin (1905). Par la suite, les rencontres se dérouleront sur l’espace qui accueille aujourd’hui les arènes.
Vers 1945, un terrain de tambourin en terre battue est implanté en partie sur l’actuelle avenue d’Occitanie. En 1960, il est définitivement réalisé sur son site actuel et goudronné en 1974.
En 2006, il est baptisé – terrain de tambourin « Léopold Bellas », célèbre figure régionale et internationale de ce sport. Il fut le capitaine de l’équipe de France qui a affronté l’Italie au championnat de 1955.
Aujourd'hui, le nouveau terrain de tambourin en terre battue qui porte encore le même nom est situé entre le Centre Communal des Rencontres et le nouveau terrain de football synthétique.



Voir aussi l'article concernant l'enfouissement des déchets sur les communes de St Georges d'Orques et de Montarnaud.

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