Des joueurs décomplexés

Lors du débriefing (je n'aime pas employer des expressions anglaises mais je ne vois rien d'autre) à chaud, juste après le match, Philippe (Gouneaud) se posait la question, que peut-il se passer dans la tête d'un joueur ? Et là tous les regards se tournent évidemment vers Sylvain qui acquiesce en dodelinant de la tête.

Alors que nous étions menés 7 à 3 Sylvain comptabilisait déjà 11 fautes directes, ceci expliquant peut-être un peu cela. A la fin de la rencontre il en comptait 15, nous avons gagné 13 à 8, pas besoin d'explications.

L'intéressé reconnaîssait volontiers que son changement de jeu avait été dicté par Philippe, qui, une fois n'est pas coutume, n'a même pas eu besoin de « gueuler ». A croire que l'air de la Lozère lui fait du bien !

Avouez que passer de 3-7 à 13-8 n'est pas si courant que cela, on peut toujours prétexter une baisse de régime de la part des joueurs de Poussan, c'est vrai, mais il faut aussi que nos garçons aient un peu de talent.


Prenez par exemple le cas de William, grand espoir national s'il en est, depuis le premier match à Vendémian il n'a jamais apporté ce que l'on attendait de lui, peut-être justement parce que l'on attendait trop de ce petit jeune. Il débute dans un travail pénible, il n'a pas vingt ans et on voudrait qu'il gagne les matchs à lui tout seul. Ce n'est pas possible.

Pourtant dimanche il a réalisé son deuxième meilleur match de la saison, voici ses explications :

- Bien joué William, tu as été bon aujoud'hui.

- "Non j'ai fait trop de fautes, une bonne dizaine au moins".

- Pas du tout; cinq en comptant ta double faute au service.

- "Ah bon! C'est bien que tu comptes les fautes, je peux voir pour les autres"?

- Comment tu expliques ton bon match?

- "Je n'étais pas bien depuis quelques jours, je me suis contenté de renvoyer la balle".

- Tu sais ce qu'il te reste à faire pour les prochaines rencontres.

    Le cas de Kévin est différent, cet été il a littéralement fondu au soleil, des kilos perdus qui lui ont permis de jouer à son niveau, le niveau de la Nationale 1. Il a moins croisé ses renvois, résultat, cinq fautes directes et encore un très bon match à son actif.

    Lorsque le fond joue bien il faut que les cordiers terminent les points, c'est ce qu'ils ont fait...dans la deuxième partie du match.


    Dans le langage turfiste on dit d'un cheval qu'il court bien frais lorsqu'il reprend la compétition après une longue absence. C'était le cas de Bernard qui n'avait plus rejoué depuis un mois (contre Florensac), ne s'était plus entraîné, sa rentrée a été plutôt bonne.

    Bien sur ses jambes (les plus belles de l'équipe dixit Hélène) il a marqué quelques points décisifs et a bénéficié de ce facteur chance qui fait la différence. En effet, et par deux fois, il doit terminer le point mais ses balles sont reprises par les poussanais, heureusement pour nous Sylvain était là pour conclure derrière.

    Toujours dans le jargon hippique on dit aussi que la deuxième course après une rentrée est souvent moins bonne, à Bernard de faire mentir l'adage!


    Nous avons déjà évoqué la prestation de Loïc hier, après un départ laborieux (une balle ratée à ce niveau est souvent lourdes de conséquences), Loïc en bon diesel qu'il est a été présent à la corde, notamment sur un échange de plusieurs balles avec le cordier d'en face (Dani), sorti victorieux de ce duel il a été ensuite intenable. De bonne augure pour la saison à venir.

Est-ce que cette équipe est capable de gagner à Notre Dame de Londres samedi ?

La réponse est oui.

Est-ce que les joueurs sont capables de gagner à Notre Dame de Londres ?

Il n'y a qu'eux qui le savent et encore pas si sûr.

Toujours est-il que si ils arrivent à faire le vide dans leur tête ils peuvent le faire et (presque) assurer le maintien en Nationale 1 pour notre plus grande joie.

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