Inespéré ou frustrant ?

C'était la question à la fin de la rencontrede ce 1er mai, on dit souvent qu'un match nul n'arrange personne, les deux points perdus manqueront peut-être plus au Pennes qu'à Notre Dame de Londres en fin de championnat.


Comme contre Cournonterral nous avions pris un départ catastrophique (nous étions menés 2 à 1) mais si il y a quinze jours nous avions redressé la barre très vite en menant 7 à 2, hier nous avons joué par intermittence. A 4 à 2 nous avons une balle de break qui aurait pu faire douter nos adversaires, au lieu de cela nous les laissons revenir pour finalement nous retrouver, toujours devant, mais avec un seul point d'avance en tournant à 5 - 4.


Au bout d'une heure de jeu la lutte était âpre, les points très disputés, les deux équipes se retrouvaient à égalité à 6, bien malin qui aurait pu donner le nom du vainqueur.


C'est à ce moment là que nos joueurs se mettaient à mieux jouer pour se détacher 9 à 6, les spectateurs, encore nombreux hier, pensaient alors que le match était plié.

C'était sans compter sur nos travers, de fautes directes en points non convertis, les londrins étaient toujours là, égalité à 9.

La peur changeait de camp ! Comment cette équipe constituée de si bons éléments, la plupart sont soit internationaux ou champions d'Europe, cette équipe parmi les meilleures de France depuis de nombreuses saisons, n'allait-elle pas manger tout crus nos petits pennois ?


Après le changement de camp Philippe Gouneaud signait déjà la feuille de match pour un résultat nul, son père, Jean, croyait que l'on allait perdre. En face la famille Charles sentait un victoire à sa portée, Hicham, passé à la corde, avait les crocs.

Ce  fut un moment d'intense émotion, nos joueurs si souvent inconstants au cours de cette rencontre se mettaient à jouer juste, ils renvoyaient enfin la balle dans le camp adverse sans chercher systématiquement à marquer le point. Et à la surprise générale ils allaient se montrer les plus forts, poussant les gros bras d'en face à la faute.


Les spectateurs étaient un peu sidérés, 10 - 9, 10 - 10, 11 - 10 le spectacle était grandiose, 11 - 11, l'excitation était à son comble, 12 - 11, nous ne pouvions plus perdre et ce n'était que justice.

Maintenant il fallait gagner ! Le visage déformé par la fatigue et la rage de vaincre nos adversaires ont fait ce que nous aurions du faire, conclure les points quand il le fallait.

Plus un bruit autour du terrain, qui avait pourtant vibré tout au long du match, Notre Dame venait d'arracher le nul, le troisième pour nous depuis le début de la saison.


Alors bon ou mauvais match nul ? La seule réponse que l'on puisse donner aujourd'hui est que ce match était tout sauf nul !

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