Cournonsec et ses éléphants

L'origine du nom du village viendrait d'une légende qui a encore la vie dure.

Quelques années avant que ne vienne le Messie, non l'autre..., JC, les romains et les Carthaginois (Carthage est une ville située au nord-est de Tunis) étaient toujours en guerre (et les Grecs n'étaient pas en reste).

Au printemps 218 avant JC, Hannibal le bouillant chef Carthaginois avait eu la bonne idée d'attaquer Rome en remontant par l'Espagne pour traverser les Pyrénées puis la France en longeant la Méditerranée, éviter Marseille fidèle aux latins, gravir les cols alpins et descendre sur l'Italie pour prendre les romains à revers.

Déjà c'est pas simple, surtout avec les moyens de l'époque, sans GPS ni téléphone portable, mais en plus ce brave Hannibal avait eu la bonne idée d'emmener avec lui quelques ...37 éléphants, pour faire le buzz ça a bien marché.

Des 60 000 fantassins et 11 000 cavaliers il ne resta presque plus rien dix ans plus tard lorsqu'il fut écrasé sur ses terres par le proconsul romain, Scipion, devenu le légendaire Scipion l'Africain.

Pourtant il avait quand même anéanti les légions romaines (80 000 hommes), tués par ci par là des dizaines de milliers d'autres, un bon score au flipper, insuffisant pour faire game over. Condamné à l'exil (tiens tiens) il se suicida un peu plus tard.

Et Cournonsec dans tout ça ?

Hannibal et sa troupe, ou son troupeau, venant des Pyrénées pour rejoindre les Alpes sont passés par un lieu qui deviendra plus tard Cournonsec. La légende raconte que, cherchant un endroit sûr pour passer la nuit, il envoya ses éclaireurs qui lui signalèrent une colline avec non loin une source. Répondant à la question de ses éclaireurs s'il voulait passer la nuit ici il aurait répondu « Cur non », ce qui veut dire en Latin pourquoi pas. Cur non, cournon, allez va, pourquoi pas, ce qui aurait donné le nom de cournon à cette région (sauf qu'Hannibal ne parlait que le grec).

Un nom auquel on aurait ajouté le terme sec parce que la région est particulièrement aride, et Terral pour le village voisin balayé par un vent venu des terres, le terral en langue d'oc.

Eléphants ou non, Scipion l'Africain ou Hannibal, ce qui est sûr c'est que la bataille va faire rage dimanche mais que nous n'aurons  ni morts ni blessés à déplorer.


Pour les puristes rappelons que c'est à Cournonsec qu'exerçait un batteur extraordinaire du nom de Pontier, et ceci n'est pas une légende.


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