Montarnaud et le CET

Peut-être connaissez vous l'histoire, mais elle est tellement belle qu'elle mérite d'être contée à nouveau.

La ville de Montarnaud se situe dans les Garrigues du Mas Dieu à une vingtaine de km au nord de Montpellier.

Dans ce bout de terre presque vierge l'agglomération de Montpellier avait trouvé en 1989 l'endroit idéal pour créer un CET (centre d'enfouissement technique), autrement dit une décharge municipale annexe.

Devant l'horreur de ce projet quatre communes se mobilisent, Montarnaud bien sûr, qui détient la majorité des terrains convoités, Murviel-les-Montpellier, Saint Paul-et-Valmalle et Saint Georges d'Orques. Ces communes vont faire preuve de bon sens en unissant leurs efforts, elles mettent en avant la présence de nappes phréatiques sous le plateau d'Aumelas qui risqueraient d'être touchées par le CET. Devant l'inertie de l'Etat elles vont présenter un contre-projet pour faire reculer Vivendi chargé d'exécuter l'idée montpelliéraine, elles décident de créer un Parc Tropical à vocation pédagogique et ludique.

Regroupées en association en 1999 après 10 ans de luttes acharnées, l'ARP (association réalisation du parc univers tropical) recrute le bureau d’étude privé, Eau et géo-environnement, qui confirme la présence d’importantes ressources naturelles en eau, ressources nécessaires au projet du Parc tropical.

Dés lors les mouches ont changé d'âne, un an plus tard, l’ARP demande à la SAFER une étude d'aménagement global du site, destinée à justifier un achat et un droit de préemption face à la proposition Vivendi. Ce dernier renoncera finalement à son projet en décembre 2000.

En 2001, les quatre communes signent une promesse d’achat, par l’intermédiaire de la SAFER, en votant une caution de 76 000 euros.

En avril, les communes se prononcent pour le projet d’achat de 115 hectares afin de débloquer la situation et rendre réalisable l'achat de l'ensemble des terrains.


Les communes vont emprunter alors un million d’euros auprès du Crédit agricole et de la Caisse d'épargne, remboursables à partir de 2004. Une étude réalisée par la Société centrale d'équipement technique (SCET), montre que ce site constitue "une opportunité formidable et unique pour développer un projet ambitieux multi-facettes et multi-publics, ancré dans le territoire et la population locale et porteur de développement économique".

En février 2002, la SAFER se porte acquéreur de l’ensemble du site du Mas Dieu, du Mas de la Tour, 537 ha d’un seul tenant réparti sur trois communes: 136 ha sont rachetés à la SAFER par les communes de Murviel-les-Montpellier, Saint-Georges d’Orques, Montarnaud, et Saint-Paul-et-Valmalle pour des réserves foncières en vue de la réalisation du Parc à Thèmes.

La SAFER cédera par la suite 1 243 ha au département de l’Hérault y compris les bâtiments présents sur le site.


Au bout de treize longues années de combat les maires se félicitent de leur victoire, une autre bataille commence pour réaliser leurs projets qui sont jugés à l'époque pratiquement irréalisables tant le dossier est complexe.


La suite va prouver que non, les villages des irréductibles héraultais vont gagner leur pari. Et c'est génial!


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Ce projet d'aménagement local du territoire est devenu la référence que même Barcelone n'arrive pas à mettre en place.
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