Le doute s'installe

Pourquoi doit-on toujours expliquer les raisons d'une défaite alors qu'en cas de victoire tout semble normal ? C'est parce que bien souvent la défaite est dure à encaisser, celle d'hier encore plus que les autres.

Nous devions impérativement gagner contre Florensac pour espérer le maintien, en perdant nous compromettons largement nos chances même si mathématiquement nous ne sommes pas encore en N2.


Un début de match très tendu


Alors que nous avions déjà perdu le premier jeu (pas un bon signe), nous perdions le second sous la pression des joueurs adverses qui contestèrent violemment un point d'abord donné au Pennes puis à Florensac. La rencontre devenait compliquée mais surtout très tendue, les florensacois contestant toutes les balles contre eux.

Menés 3 à 0 nos joueurs ne se décourageaient pourtant pas, revenant à 2-4 avant de laisser filer à nouveau quelques points qu'ils pouvaient gagner (3-7).


La remontée héroïque


N'ayant plus rien à perdre, fort l'honneur, nos pennois entreprenaient une remontée héroïque qui a bien failli porter ses fruits. Jouant mieux ils engrangeaient les jeux au point de revenir à 5-8, malheureusement le sort s'acharnait encore sur notre capitaine, Sylvain Pille, qui avait voulu tenir sa place bien que diminué physiquement, il chutait lourdement sur le sol et avait du mal à récupérer.

A cette occasion le tiers de Florensac, Kévin Brunet, le meilleur homme du match, apostrophait sèchement son cordier, André Lopez, lui signifiant qu'il y avait un blessé sur le terrain alors que celui ci se perdait en palabres, « si tu parlais moins tu le verrais ».


Du mieux avant la rechute


Sylvain ayant repris sa place les pennois continuaient sur leur lancée, 6-8, 7-8, le public assez nombreux malgré la forte chaleur commençait à y croire. Pas pour longtemps et assez paradoxalement, c'est au moment où nos joueurs donnaient le meilleur d'eux mêmes et produisaient leur meilleur jeu qu'ils allaient irrémédiablement se faire distancer.

A 7-10 nous avions une balle pour revenir au score, malheureusement mal négociée elle allait sceller le sort de la partie. Jean lançait à la cantonade « les carottes sont cuites » et l'on sait qu'en matière de jardinage il en connaît un rayon.

C'est au pire des moments, alors que nous étions menés 8 à 11 que nos joueurs ont montré qu'ils avaient du cœur, là où certains auraient baissé les bras, ils ont fait preuve de courage, presque d'héroïsme en tentant un dernier coup de bluff. Jusqu'au bout ils ont cru pouvoir tenir, telle la petite chèvre de Monsieur Seguin, ils se sont battus jusqu'à l'épuisement pour finalement s'incliner 13 à 9.


Demain les commentaires et les conséquences de cette défaite.


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